Djerba,
détachée du continent est une île qui
a gardé des traditions, des rites et des coutumes propres.
Île à très forte concentration touristique
elle reste néanmoins très attachée encore
aujourd’hui à son mode de vie et à sa
culture ancestrales. L'agriculture souffre de gros problèmes
car l'île pâtit du manque d'irrigation, raison
pour laquelle elle amène du continent l'eau douce par
des canalisations sous-marines. Florissant est au contraire
son artisanat textile qui consiste essentiellement dans le
tissage de couvertures en laine, dans les poteries d'argile
rouge en provenance du village de Guellala, de ses bijoux
en or et en argent
Djerba est une île aux origines mythiques: Ulysse,
venant de Troie y aurait débarqué et décrit
les habitants comme des mangeurs de lotus, fruit au goût
de miel dont l'effet serait l'oubli de tout, y compris de
sa patrie et de sa famille. C'est pourquoi Djerba se vante
d'être le pays des Lotophages.
Cette
légende, rapportée par Homère dans l’Odyssée,
décrit déjà l'enchantement que procurait
Djerba dès l'Antiquité.
En 587 av. J C., les juifs chassés de Jérusalem
par Nabuchodonosor s'y installèrent. Leurs descendants
constituent encore de nos jours une communauté importante,
preuve de la tolérance des Djerbiens et d'une intégration
réussie en terre d'islam.
Les Juifs y ont un lieu de culte célèbre, la
Ghriba, où s'effectue chaque année un pèlerinage
le trente troisième jour de la Pâque juive. Djerba
phénicienne puis romaine, s'appelait antiquement Méninx
et était réputée pour sa fabrication
de la pourpre.
Comme
toute la côte orientale de la Tunisie elle fut par la
suite vandale, byzantine et après des luttes acharnées
entre Normands et Arabes, elle fut islamisée.
De nos jours, la population d'origine berbère représente
les seuls musulmans en Tunisie d'observance Kharijite qui
s'exprime architecturalement à travers une recherche
de formes austères, essentielles et élégantes.
Les maisons ou "Menzels", toutes blanches, réfléchissent,
grâce à ses voûtes, les rayons du soleil
tout en assurant à l'intérieur une grande fraîcheur.
Les mosquées que l'on trouve dispersées à
l'intérieur de l'île sont aussi de toute beauté
par leur simplicité dans leur structure essentielle.

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